En direct des archives, voici le guide des visiteurs que les premiers guests de EuroDisney (l’ancien nom de Disneyland Paris) utilisaient en ce mois d’avril 1992 pour découvrir cette nouvelle destination.

La première chose qui surprend à l’ouverture de ce guide, c’est l’extrême simplicité du plan proposé. Il est vraiment très très schématique. A une époque où le smartphone n’existait pas, pas sûr que cette représentation permettait de bien se repérer!

Les visites guidées ne sont pas une nouveauté, elles existaient déjà en 1992! Quant à l’interdiction des pique-niques dans le parc, si le panneau existe toujours aujourd’hui, plus personne n’y fait attention, mais en 1992 je me souviens que c’était un aspect qui faisait énormément parler.

Avant les téléphones portables, il y avait des cabines publiques un peu partout dans le parc. Et avant la généralisation des mails, SMS et autres Facebook et Instagram, on envoyait des cartes postales à ses proches directement depuis le coeur de la magie via l’une des boites aux lettres du parc.

Les astuces pour rendre notre visite agréable sont toujours valables aujourd’hui!

Question restaurants, l’Explorers Club Restaurant a aujourd’hui changé de nom et s’est mué d’un service à table vers un service au comptoir. Du côté d’Adventureland, « Aux épices enchantées » s’est transformé en Hakuna Matata. Le Plaza Garden était le seul restaurant buffet, l’Agrabah Café étant quand à lui un lieu de shopping nommé « Adventureland Bazar ». Et enfin, les très éphémère Café des Visionnaires est devenu une salle d’arcade avant de trouver sa vocation de Bureau Passeport Annuel.

Même sur le détail de chaque land, le plan est plutôt sommaire.

Du côté de Frontierland, le Thunder Mesa Riverboat Landing est le seul « bateau » qui a survécu jusqu’à nos jours. Adieu les Kelboats et les canoës.

Il faudra encore attendre une bonne année avant l’arrivée de Indiana Jones et le temple du Péril à Adventureland.

Le look et l’ambiance du Disney Village était bien différent en 1992. Comme le dit la brochure, c’est l’Amérique!

Avant les appareils photos numériques, Kodak était un gros sponsor du parc, et le business des pellicules et du développement était plus que lucratif surtout pour les distraits qui n’avaient pas pris leurs précautions et les pressés qui faisaient développer leurs photos sur place.